Les titres de l'actualités...

La soirée débat à Utopia, St Ouen l'Aumone
Le bilan de la journée porte ouverte de l'Oasis du 1er juillet dernier
Le débat:"FAUT-IL REDUIRE LE RECOURS A L'EMPRISONNEMENT ?"
L'accueil de nuit LES CASCADES
La mise en place du SIAO
Le projet de Cergy
La prise en charge des longues peines

L'actualité associative / Carnet de bord

L'association organisait une soirée débat, en partenariat avec le cinéma UTOPIA, le 27 juin 2011 sur les publics de la rue.
Vous pouvez visionnez un extrait ci dessous...


Pignon sur rue(Extrait)

D'autres extraits sont disponibles sur internet, en faisant une recherche sur un moteur de recherche avec le titre: Pignon sur rue.
Voir la présentation de la soirée débat par Utopia(Extrait de la Gazette Utopia)

Présentation de l'évènement sur le site Utopia


Emission de radio : RGB et étudiants de l’ISTOM

Les étudiants de l’ISTOM (Ecole d'ingénieurs agronome, environnement, développement) de Cergy dans le cadre d’une thématique (la solidarité au-delà des mots) ont convié ESPERER 95 pour participer à une émission particulière sur l’insertion après la prison sur RGB, radio du Val-d’Oise situé à Cergy.
Michèle El Ghazi, accompagnée de deux personnes en Placement extérieur, et Bruno Dessane ont participé à cette émission le 16 juin 2011. Pour résumé, nous sommes intervenus dans le cadre de la préparation à la sortie de prison, les possibilités de certains aménagements de peines ainsi que le travail d’accompagnement vers une vie libre.

Vous pouvez podcaster l’émission ou l'écouter en cliquant sur les liens ci dessous:
les solidarités du 16/06/2011.
Ecouter l'émission. Podcaster l'émission à partir du site de radio RGB.

Le bilan de la journée "PORTES OUVERTES" de l'Oasis le 1er juillet 2011

Comme chaque année, la journée « Portes ouvertes » de l'Oasis s'est tenu en présence de nombreux invités et de ses résidents le vendredi 01 juillet 2011 sur son site à Cergy Village
Le bilan dressé par l'équipe de l'Oasis est disponible ici


Justice: le débat, "FAUT-IL REDUIRE LE RECOURS A L'EMPRISONNEMENT ?"

A la question : faut-il réduire le recours à l’emprisonnement ? , l’Association qui depuis plus de 30 ans s’emploie à promouvoir le développement des alternatives à l’incarcération et des aménagements de peine en exerçant notamment des mesures de placement extérieur individualisé et de libération conditionnelle répond oui . Est-il possible un jour qu’une commission parlementaire produise un rapport mesurant l’économie entre le recours aux mesures d’aménagement de peine et le recours à la détention sur différents volets : financier, de prévention à la récidive …
- Faut-il réduire le recours à l'emprisonnement? (Extrait du site LeMonde.fr du 27 juillet 2011)
- Non à la déflation pénale (Extrait du site du journal Le Monde du 02 août 2011)
- Prisons surpeuplées ou peuple suremprisonnés (Extrait du site LeMonde.fr 03 août 2011)
- Surpopulation carcérale: le Parquet demande au procureur de Dunkerque de revenir sur sa directive (Extraits)

L'autre actualité de l'association...


Bilan partenarial de la période hivernale 2010/2011 présenté par la chargée de mission du SIAO

lors du Comité Technique Départemental de Veille Social piloté par la Direction Départementale de Cohésion Sociale et en présence des acteurs : des dispositifs d’hébergement , de la veille sociale ( accueils de jour , équipes de maraude … ), des PASS des centres hospitaliers , du service social départemental , de représentants de CCAS et des différents services de l’Etat (gendarmerie , centres de secours …) Lire le bilan de la période hivernale ici.


L'accueil de nuit LES CASCADES

Ce lieu ouvert la nuit pour des publics très « marginalisés » a bien failli ne pas ouvrir alors que la Communauté d’Agglomération de Cergy Pontoise, après avoir mis à disposition de l’association des locaux, avait procédé gracieusement à leur remise en état et à leur mise en conformité. Les financements que l’association pensait acquis n’étaient plus mobilisables. L’action des élus de la CACP auprès de la préfecture à permis l’octroi d’une subvention exceptionnelle pour envisager une ouverture sur la fin de la période hivernale.
La structure a donc pu ouvrir du 21/02/2011 au 15/04/2011, ce, dans le cadre d’une véritable dynamique de travail avec les partenaires de la coordination SDF (maraudes de la Croix Rouge, ESI, mission SDF de Cergy…).
110 personnes ont fréquenté l’accueil de nuit durant cette période.

Extrait du rapport d’activité : (I. VATTAIRE, Directrice du Pôle Hébergement social)

« Comme attendu, l’accueil de nuit a reçu des personnes, homme ou femme, en difficulté du fait de leur mode de vie : certaines personnes sont sans domicile, en situation d’errance de structure en structure ; d’autres vivent dans des abris de fortune, en squat ou dans des véhicules. Pour une partie d’entre eux, cette situation perdure depuis plusieurs années »

D’autres sont sans domicile fixe depuis moins de 1 an mais entrent dans un processus de marginalisation. Le plus souvent, ces accueillis, sont isolés et privés de lien familiaux ou amicaux. Ils n’ont pas d’emploi, vivent de ressources issues de transferts sociaux et font la manche. Ils font appel aux associations caritatives et fréquentent épisodiquement les lieux d’accueil de jour. Leur état de santé est dégradé (manque de soin, d’hygiène, conséquences des violences de la rue). Ils présentent une image de soi, très dévalorisée.

Dès les premiers accueils, des dissensions sont apparues entre les publics fréquentant les structures d’hébergement d’urgence et ceux qui les évitent par sentiment d’insécurité. L’équipe des salariés a dû « tenir le terrain » et défendre le projet : ce lieu est destiné à celles et ceux qui sont relégués, réticents à utiliser les dispositifs de droit commun ; la cohabitation est la règle pour que chacun y trouve une place. La référence au cadre, réaffirmée dès les premiers jours, a contribué à faire de la structure un lieu sécurisant dans lequel, un public plus « faible » n’est pas chassé au profit d’un autre qui « ferait la loi ». Il n’y a personne qui « n’aurait pas droit de cité » aux Cascades, du fait de son comportement d’un soir. Chaque accueil est différent, déconnecté des évènements précédents.

La quasi-totalité des personnes accueillie est dépendante à un produit (alcool, cannabis, médicaments). Néanmoins, les conduites addictives peuvent, ne pas être quotidiennes. Ces personnes souffrent aussi de troubles psychiatriques. Les manifestations d’agressivité ou au contraire, des comportements amorphes, sont réguliers dans la structure. Le personnel veille à maintenir, autant que possible, un climat serein et sécurisant car l’état d’alcoolisation modifie les comportements. Tout peut être déclencheur de violences : un regard, les odeurs, une parole… Les addictions, mélanges de produits impactent également l’état physique et la santé. Le personnel de l’accueil de nuit gèrent les malaises, l’incontinence, les rejets gastriques. Il réconforte par des paroles, accompagne physiquement les personnes jusqu’au lit, propose une douche, un repas. L’intervention des pompiers et de la police peut être demandée. La manifestation des symptômes de mal-être des personnes est reconnue dans le projet de la structure et notamment à travers le règlement intérieur qui n’interdit pas la consommation d’alcool dans les lieux. L’attitude des personnes a été surprenante : bien qu’en situation de marginalité et d’exclusion, des habitudes perdurent ; les personnes sortent pour consommer l’alcool à l’extérieur.

Un lieu qui, au fil des jours, devient un point d’ancrage.

A travers les prestations proposées (collation, alimentation, douche), les animations (jeux, lecture, télévision), la disponibilité des surveillants, le maintien du cadre par le coordinateur, la structure s’est donnée les moyens de proposer un accueil tout au long de la nuit. Les effets commencent à être repérables : le nombre d’accueil est en progression, les personnes se présentent spontanément sans attendre le transport de la maraude, celles qui ont élu leur quartier dans les sous-sols de l’hôpital de Pontoise acceptent d’y passer la nuit. Les comportements se modifient : les personnes se sentent en sécurité, le recours au service de police s’espace, l’utilisation de la douche est en augmentation. Pour certain, le rangement et l’entretien des locaux sont devenus un rituel avant le départ (reste à instaurer une organisation similaire pour le nettoyage des abords extérieurs !).

Le lieu a été facilement repéré du fait de sa proximité géographique avec le centre ville et les transports. L’implantation dans la zone industrielle n’occasionne aucun trouble de voisinage. Aucune difficulté n’est à signaler avec l’occupation des alentours par les familles vivant en caravanes.

Après un mois et demi de fréquentation, les personnes se sont appropriées les lieux. Elles font maintenant des propositions pour améliorer le fonctionnement comme des horaires de fermeture plus tardifs, la possibilité d’avoir des couvertures, pouvoir consommer sur place, la nourriture apportée de l’extérieur.

Si l’occupation progressive de l’accueil de nuit des Cascades a suscité des interrogations sur l’estimation des besoins, l’occupation actuelle, l’évolution des comportements des personnes, l’amélioration de leur état physique, les relais procurés par le lieu en termes de partenariat, ne font que confirmer la pertinence d’une réponse d’accueil, la nuit. »

Très soucieux de l’éventualité d’une fermeture au 15 avril 2011, l’association adressait ce communiqué à la DDCS et à la DRIHL :

Extraits : « Au nom de la continuité de la prise en charge et de la dignité des personnes, l’Association ESPERER 95 qui gère cette structure, et les membres du comité technique SDF, ne peuvent se résoudre à arrêter l’accueil des personnes au-delà du 15 avril 2011.
Tout comme l’Accueil de nuit de Eaubonne, qui a dû malheureusement arrêter son activité au 31 mars 2011, l’Accueil de nuit « Les Cascades » démontre la nécessité d’une telle réponse sur le territoire de la CACP.
Notons, l’accueil d’un groupe de femmes vivant à la rue depuis de longues années, l’accueil d’hommes connus sur le secteur qui présentent des troubles psychiatriques et qui sont dans l’incapacité de se maintenir dans des structures à seuil haut d’exigences… et la problématique rencontrée par l’hôpital de Pontoise liée au squat d’une vingtaine de personnes SDF qui est en passe d’être résolue.
Certaines personnes ont réalisé des progrès très importants en matière de socialisation et d’hygiène… pourquoi les remettre à la rue ?
Les personnes, si elles doivent quitter ce lieu vont devoir affronter une période aussi difficile que les épisodes neigeux de décembre.

En tant qu’hommes et femmes, merci de nous aider à offrir à ces personnes les mêmes garanties d’accueil que durant la période hivernale. C’est de notre responsabilité collective. »

Face au silence, l’association adressait ce second communiqué :
« Faute d’obtention de crédits permettant la continuité de la prise en charge des personnes accueillies aux « Cascades » au-delà du 15 avril 2011, l’Association ESPERER 95 a du se résoudre à fermer l’accueil de nuit le 16 avril 2011 au matin et laisser les personnes à leur propre sort… »

LA MISE EN PLACE DU SIAO

La structuration et les organisations de travail sont en passe d’être finalisées. Le bulletin d’infos et de liaison n°2 a été diffusé le 22/04/2011 auprès de  300 personnes. Dans ce second numéro, les deux opérateurs du SIAO (IDL 95 et ESPERER 95) présentent la méthodologie de travail mise en place sur ces derniers mois et la configuration du SIAO.
Notons au passage le message d’Alain REGNIER comme la reconnaissance du travail réalisé par les équipes du SIAO :

« Bravo pour votre travail et la qualité de ce bulletin, continuez !
Bien cordialement à tous
Préfet Alain Régnier »


LE PROJET DE CERGY

Le projet a été réactualisé. Lire la suite ici.