Les caractéristiques du projet associatif (...Suite)

Nature du projet

Présentation, descriptif...

Quelques caractéristiques

L’association qui est implantée sur le département depuis février 1979 a fêté ses 30 ans en février 2009.

ESPERER 95 est une des associations départementales faisant référence en matière d’accompagnement et de prise en charge des publics en grande difficulté. Toutes ses actions et interventions s’inscrivent dans le champ du travail social (référentiels, outils, méthodologie…)

L’association a développé des compétences et des savoir-faire sur l’ensemble des champs de l’action sociale et judiciaire (hébergement sous toutes ses formes, réinsertion des personnes sous main de justice, obligation de soins, insertion professionnelle, formation …)

L’association, à partir de ses sites, est très bien implantée localement. Un de ses axes prioritaire d’action consiste à s’inscrire dans des dynamiques partenariales de travail

Les orientations de politique associative

Défendre le professionnalisme dans ses interventions ainsi que l’identité et la qualification professionnelles de ces intervenants.

Favoriser une politique d’accueil et de formation de stagiaires aux fins d’accompagner les phases de professionnalisation de ces futurs travailleurs sociaux.

Militer pour le respect de l’égalité des femmes et des hommes.

Défendre l’accès aux droits pour tous et s’engager à favoriser l’expression des personnes qu’elle accueille ou prend en charge et combat les injustices sociales.

Défendre et promouvoir des convictions citoyennes et sociales (droit au logement pour tous et rendre ce droit opposable, le respect et l’application des droits de l’homme en prison, la suppression de la double peine…)

Militer pour une justice préventive, réparatrice et médiatrice, pour que la réponse judiciaire qui s’applique soit adaptée, individualisée et ait du sens dans l’exécution et l’application de la sanction.

S’engager à porter les débats de société au sein de l’Association et à porter les problématiques sociales au sein de la société

Les valeurs associatives

L’Association est garante que ses professionnels sont bien au service de l’usager et que celui-ci est bien au centre de son action. Au travers de règles de vie et de gestes anodins quotidiens l’Association défend un savoir-vivre institutionnel (convivialité, cordialité, chaleur de l’accueil, favoriser l’écoute et l’expression, savoir prendre le temps avec l’usager…) dans les rapports entre les usagers et les salarié(e)s, entre les salariés. Chaque intervenant est empreint de certaines valeurs morales en vigueur dans l’Association ; la tolérance, le respect de soi et d’autrui, l’honnêteté morale et intellectuelle. La relation d’aide et d’accompagnement des personnes s’inscrit dans une conception et des convictions humanistes mais professionnelles.

Les principes de travail

(extraits)

En terme de questionnement ou de recherche de solutions sur des problématiques sociales, l’Association privilégie toujours la réflexion, la démarche et l’intérêt collectifs, en interne de l’Association et au sein des fédérations auxquelles elle est rattachée, aux fins de résoudre les problématiques individuelles.

L’intervention sociale ou éducative se construit en réseau avec des partenaires et est toujours privilégiée.

Bien qu’habitée par des certitudes sur le sens de son action, l’Association est toujours vigilante voire critique sur sa fonction sociale et notamment s’interroge sur le rôle qu’elle peut être amenée à jouer si elle pense que son intervention peut être utilisée à des fins de contrôle social.

L’Association se donne les moyens d’être toujours en mouvement pour favoriser l’expérimentation de nouvelles formes d’interventions sociales.

 

Mise en œuvre du projet d’intervention sociale

En référence au projet et aux objectifs de l’Association, l’intervention sociale ou éducative des travailleurs sociaux s’appuie sur une charte des pratiques de l’accompagnement social.
Comme toute charte, son objectif premier est de rassembler des personnes autour de valeurs et de principes partagés.
Il s’agit pour l’Association de fédérer ses travailleurs sociaux autour de valeurs et de principes auxquels ils vont se référer pour mettre en place et développer des interventions sociales et des actions éducatives.
Ces principes communs de travail définis, qui guident les travailleurs sociaux en matière d’accompagnement social, respectent et intègrent le contenu des cahiers des charges liés aux missions des services, des approches différentes dues aux traitements des différents publics et la diversité des pratiques au sein de l’Association.
Cette charte définit les principes qui lient le travailleur social avec l’Association, sa manière d’occuper une identité professionnelle auprès des publics dont il a la charge, les objectifs de l’accompagnement social, son rôle d’accompagnant, des principes méthodologiques de travail (le travail en équipe, la pratique des écrits professionnels, les phases de prise en charge, l’entretien…), la mise en œuvre des droits des usagers… Puisqu’il s’agit d’énoncer des éléments qui esquissent l’exercice de bonnes pratiques professionnelles, cette charte ne peut être qu’un catalogue d’intentions, il appartient à chacun de se donner comme objectif de tendre à…
En proposant cette charte, l’Association s’engage à continuer à mettre en œuvre l’ensemble des moyens et des conditions propices, pour que chaque professionnel puisse exercer ses interventions avec qualité et dans les meilleures conditions.

 

Lire ou télécharger la charte de l’accompagnement social

Lien de téléchargement

NB: Pour les mandats judiciaires, des guides déontologiques et méthodologiques édités par la fédération Citoyens et Justice viennent compléter la charte.

Publics concernés par les interventions de l’association

Sur l’ensemble des activités de l’association, avec une spécificité par pôle, service ou structure, tout public (avec tous les types de problématiques isolées où qui se conjuguent) : hommes seuls, femmes seules, familles monoparentales, couples, familles, personnes à la rue, personne en très grande exclusion, personnes sous main de justice (en fin de peine, en aménagement de peine ou en exécution de peine…), personnes en danger de prostitution, jeunes en errance, auteurs de violences conjugales…

 

Instances dirigeantes

Le conseil d’administration

Le conseil d’administration est composé de huit membres provenant d’horizons professionnels différents ou de personnes retraitées (médecin psychiatre responsable d’un CSAPA, magistrat, élu, avocat, formateur en école de travail social, directeur de banque…)

Fonctionnement du Conseil d’administration :

Le Conseil d’administration est investi des pouvoirs nécessaires à la bonne marche de l’association dans le cadre des missions que lui confient l’assemblée générale et les statuts de l’association. Ce dernier se réunit tous les trimestres. Le conseil d’administration d’ESPERER 95 est l’organe permanent de l’association. En début de chaque séance du conseil d’administration, le directeur général et le directeur général adjoint qui sont invités, restituent, sous la forme d’un tour d’horizon synthétique mais exhaustif, la situation de l’association dans tous ses secteurs (activités, gestion du personnel, situation financière, problèmes rencontrés…) Cette restitution se fait souvent à l’appui de dossiers préparés par la direction de l’association. Le conseil d’administration après échanges et débats, acte et valide les demandes et les questions posées. Les décisions importantes sont consignées sous la forme de délibérations dans un registre prévu à cet effet. Le conseil d’administration s’est réuni à cinq reprises en 2009.

Fonctionnement du bureau :

Depuis janvier 2007, date à laquelle le Conseil d’administration s’est restructuré, la mise en place d’un bureau opérationnel a été instituée. Ce bureau se réunit avec la direction générale de l’association tous les deux mois. A l’issue d’un premier tour d’horizon des activités restituées par la direction, il passe en revue l’ensemble des dossiers qui nécessitent une validation ou une décision qui engage l’association. A défaut de réunir les membres du bureau, une réunion est maintenue entre le président de l’association et la direction générale.

Rattachement et adhésion à des têtes de réseau

L’association est adhérente à :
l’URIOPSS, Citoyens et justice, ACSé, UDASHI 95, IDL 95, OIP, Chantiers Ecole Ile de France, CODESS, Le Maillon, VOIE 95…

Mandats exercés par l’association ou par délégation au sein de ses réseaux

Citoyens et justice :

L’association est : Vice-présidente, Déléguée Régionale Ile de France, Préside la commission nationale permanente post-sentencielle, membre permanent de groupes de travail (structuration fédérale, violences au sein du couple …) et membre de la commission URIOPSS « Lutte contre les exclusions »

CODESS :

L’association est membre du bureau.

UDASHI 95 :

L’association est membre du bureau.

IDL 95 :

L’association est administrateur.

Le Maillon :

L’association est administrateur.

Autres mandats exercés

Assesseur au titre des associations de réinsertion à la chambre de l’application des peines de la Cour d’Appel de Versailles (CHAP)

Administrateur au CCAS de Cergy

Participation à des instances ou commissions permanentes

L’association est membre du CDPD et du CLSPD

ESPERER 95 est membre de la commission de surveillance de la maison d’arrêt du Val d’Oise

L’association est membre du conseil technique et pédagogique (CTP) de l’EPSS de Cergy sur la filière ES et du Caféruis

ESPERER 95 co-anime le comité départemental de veille nationale du 115 avec la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, le COPIL de la CACP du comité technique SDF et le comité de pilotage du chantier d’insertion de l’association.

L’association anime la coordination SDF de la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise.

Participation à des instances partenariales de coordination et de régulation

Le comité de pilotage des actions collectives en direction des auteurs de violences conjugales

L’observatoire de veille sociale

Réunion des correspondants logements des associations adhérentes dans le cadre d’IDL

Séminaires de travail et temps forts organisés chaque année par les têtes de réseau

Etc...

Protocoles ou conventions de travail avec les partenaires

Différents protocoles ou conventions de travail existant (quelques exemples) :

Avec les chefs de juridiction
→ protocole lié à une meilleure efficience de la réponse pénale en matière de mesure de contrôle judiciaire socio-éducatif : amélioration du contenu de la prise en charge (mise en œuvre de l’obligation de soins…), diminution des carences…

Avec les Juges de l’Application des Peines
→ protocole décrivant la relation de travail et la mise en œuvre de l’accompagnement de l’association dans le cadre du Sursis Mise à l’Epreuve (SME).

Avec les magistrats de l’application des peines et du SPIP
→ protocole décrivant les phases d’instruction et de déroulement de mise en œuvre conjointe de la mesure de placement extérieur.

Avec deux centres de soins pour toxicomanes (Dune et Rivage)
→ protocole décrivant les phases de prise en charge conjointe des personnes présentant une problématique addictive qui bénéficient d’un aménagement de peine (PE).

Avec des associations gérant des structures d’hébergement (FJT, foyer d’hébergement …)
→ conventions liées à l’hébergement des personnes en aménagement de peine et l’identification des missions et interventions respectives.

Avec le SPIP du 95
→ convention liée à un dispositif d’hébergement évitant « les sorties sèches » de prison, convention liée à l’accueil des publics sous main de justice suivis par le SPIP sur le service AISE…

Etc…

En matière de politique d’accueil de stagiaire

L’association est terrain de stage sur l’ensemble de ses services. Elle est actuellement en train d’instruire son dossier de site qualifiant. ESPERER 95 accueille de nombreux stagiaires, issus des différents centres de formation aux carrières et formations qualifiantes du secteur social (filières : AS, ES, animateur, DEFA, CESF, psychologue…). L’association intervient par ailleurs dans les épreuves de sélection et jury sur la formation d’éducateur.

Conventionnement

L’association pour l’ensemble de ses financeurs est conventionnée (convention annualisée, pluriannuelle…)

Différents agréments administratifs de l’association

Loi Besson dans le cadre de la maitrise d’ouvrage.

Agrément CHRS pour les structures de l’Hermitage et de l’Oasis.

Habilitation de la Cour d’appel, au titre des mesures exercées sur le champ pré-sentenciel (contrôle judiciaire socio-éducatif, enquête de personnalité, sursis mise à l’épreuve).

Habilitation au titre des créations des places de travail d’intérêt général.

Agrément loi DALO.

Agrément de domiciliation au titre de : RMI, CMU, PCH, APA, AAM…, la délivrance d’un titre national d’identité, l’inscription sur les listes électorales et l’aide juridique.

Outils de communication de l’association

Externe :
son site (www.esperer-95.org), ses plaquettes de présentation, son dossier de presse, ses rapports d’activité (rapport général et rapport pour chaque activité) qu’elle produit chaque année, le bulletin de liaison du 115.

Interne :
sa lettre d’information trimestrielle « LIAISON »

Effectif du personnel

Au 1er juillet 2010 :

96 salariés
Soit 87,29 ETP

Estimation en 2011, si tous les projets aboutissent :

Entre 110 et 120 salariés

Les instances de l’association

L’assemblée générale

Elle se réunit chaque année au mois de mai ou juin. Elle peut s’appuyer sur l’organisation de tables rondes, sur différentes thématiques qui précèdent l’AG. Les salariés sont systématiquement invités à l’assemblée générale et participent à la préparation des tables rondes.

Le comité d’entreprise (CE) (Installé en janvier 2008)

Animé par le directeur général de l’association par délégation du président.
Les salariés titulaires sont au nombre de 3 (délégation unique : CE/DP).

Le comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)

Animé par le directeur général de l’association par délégation du président.
Les salariés titulaires sont au nombre de 3.

Temps forts entre les salariés et les administrateurs

Présentation des vœux, équipes éducatives invitées en CA, journée portes ouvertes sur le site de l’Oasis, AG, rencontre de la rentrée de septembre…

Outils internes

Projet associatif, projets socio-éducatifs des services, plan de formation, cahiers de procédures, protocoles de travail, dossiers pédagogiques, dossiers thématiques, textes d’orientation, guides méthodologiques, référentiels, bases de données, répertoires…

Outils et instances de régulation de coordination et de communication interne ou instances techniques

Réunion de régulation mensuelle entre la direction générale et les directrices de pôle, comité mensuel de direction élargi (en présence de l’ensemble des directrices et chefs de service), réunions hebdomadaires de service, réunions de supervision mensuelles, réunions institutionnelles mensuelles, réunions institutionnelles trimestrielles sur l’ensemble des services, réunions thématiques trimestrielles, comité technique de coordination et d’admission du chantier d’insertion, commissions transversales trimestrielles (logement, hébergement d’urgence et stagiaire)

Evaluation
Auto évaluation / évaluation

Sur le premier semestre 2010, l’association a engagé une évaluation externe sur son pôle hébergement social.

Sur son secteur socio-judiciaire, l’association a intégré la démarche d’auto-évaluation initiée par sa fédération Citoyens et justice (en partenariat avec la Chancellerie) sur l’ensemble des mesures pré-sentencielles et post-sentencielles. Des guides d’évaluation et d’indicateurs transversaux communs aux différentes mesures socio-judiciaires sont renseignés.

Sur les deux CHRS, une démarche d’auto-évaluation a été conduite avec le cabinet Qualilog (mandaté par la DDASS et l’UDASHI). L’association souhaite poursuivre en 2010 ou 2011 en fonction des financements qu’elle obtiendra une évaluation externe sur les deux structures.

En projet

La création d’un accueil de nuit qui sera couplé à la Halte de jour et la PAUO (implantées actuellement sur le site de l’Oasis) et adossé à la création d’un restaurant social, le développement de chantiers d’insertion, transformation d’une partie des places Milada en places Lits Halte Soins Santé ou Lits Médicalisés, l’extension du CHRS Hermitage sur 4 places pour accueillir des détenus âgés, la création d’un CAVA en direction des publics sous main de justice, la gestion de deux maisons relais, l’extension du service judiciaire sur le département des Yvelines.